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Réseaux sociaux et campagnes d’opinions et de perceptions

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Je n’ai pas blogué depuis plusieurs mois ; trop occupé, trop fatigué. De bien piètres excuses!

C’est que, depuis 18 mois et plus, je me consacre à deux projets de communication numérique. Ces projets abordent des enjeux qui touchent la population québécoise, ses perceptions et ses opinions. Ces enjeux concernent deux secteurs d’activité précis.

Le premier, Ordre de protéger, est la campagne d’information conjointe des 45 ordres professionnels sur la protection du public, que j’ai réalisée pour le Conseil interprofessionnel du Québec. Cette campagne roule très bien sous l’habile direction de Carole Marcil. Je n’ai qu’à observer à distance. Dans de prochains billets, je vais partager une réflexion sur les campagnes de perception et les outils pour induire un changement progressif des perceptions.

Le deuxième projet, MinesQC, m’occupe presque à temps plein. MinesQC est une initiative de Minalliance. C’est une campagne d’information qui présente une image contemporaine de l’industrie minière québécoise. Ce n’est pas une campagne de relations publiques comme on les conçoit habituellement. L’industrie minière a choisi de diffuser une information rigoureuse, provenant de sources connues et crédibles, sur les principaux enjeux qui préoccupent les résidents du Québec. L’industrie a conçu une plateforme interactive sur laquelle la population est invitée à poser des questions. Les réponses sont rédigées par des experts – professionnels de l’industrie, professeurs, chercheurs, scientifiques. MinesQC propose aussi une base de connaissance, sorte d’encyclopédie évolutive contenant des fiches d’information sur l’industrie minière. Enfin, des blogueurs, eux aussi provenant de plusieurs secteurs d’activités, expriment des opinions sur les enjeux qui touchent l’industrie minière. La fonction commentaire est activée. Chaque question, chaque billet, est affiché sur la page Facebook, le compte Twitter et la page LinkedIn.

Dans des prochains billets, je vais partager des idées sur la transparence en relations publiques, la gestion de plateformes numériques, la gestion des communautés, la modération des discussions, la création de contenus d’information et j’en passe.

 

 

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Les titres des communiqués sont-ils trop longs?

Les communiqués de presse : on y met des heures et des heures à les rédiger, les réviser et les peaufiner. Et puis vient le moment d’y ajouter un titre. Ça, c’est un art!

Je suis toujours demeuré perplexe devant la longueur de certains titres de communiqués de presse. Récemment, je faisais une opération de presse pour la cinquième année consécutive pour un client canadien. Je travaille avec une agence de Toronto et trois collègues situés à Vancouver, Calgary et Halifax. C’est l’agence de Toronto qui dirige l’opération. C’est aussi cette agence qui rédige le communiqué maître et les documents du dossier de presse. Encore une fois cette année, le titre n’en finissait plus. Il tenait sur trois lignes.

J’ai toujours favorisé les titres courts, qui contiennent suffisamment d’éléments pour inciter à lire le texte en entier. Est-ce que j’y parviens chaque fois? Je n’en suis pas certain, mais j’essaie. Toujours est-il que depuis l’arrivée des moteurs de recherche et de Twitter, il devient important d’avoir des titres courts. Pourquoi? Tout simplement parce qu’un titre court sera lisible en entier dans les résultats de recherche sur Google, alors qu’un titre trop long sera tronqué. Le nombre de clics en sera potentiellement affecté, car un titre tronqué, surtout si l’information clé a été placée au milieu ou vers la fin du titre, ne transmettra pas, ou partiellement seulement, la nouvelle.

Voilà que sur Reagan’s PR Daily, je trouve la longueur idéale des titres des communiqués de presse pour Google et Twitter. Voici une traduction de certains passages du billet.

  • Quand un communiqué de presse, billet de blogue ou article est indexé par Google, le nombre maximum de caractères se situe entre 65 et 80, incluant les espaces. Après, le titre est coupé.
  • La longueur des titres est aussi importante dans les médias sociaux. Twitter est l’endroit par excellence pour relayer des communiqués de presse. La longueur idéale des titres ne devrait pas dépasser 110 caractères, incluant les espaces. Un titre de moins de 110 caractères laisse de la place pour les RT, l’ajout de mots-clics ou du @(suivi du nom).

Et maintenant, vous savez pourquoi il vaut mieux être bref dans les titres des communiqués de presse.

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Tendances 2014 pour les médias sociaux : le blogue s’impose

Début d’année oblige, nous voici avec des propositions de tendances pour les médias sociaux. Social Media Today diffuse un billet portant le titre 11 web marketing and social media trends that will shape 2014. En troisième position, le blogue comme moyen de générer de nouvelles possibilités pour une organisation. Et les possibilités sont nombreuses. En voici quelques-unes (la liste est plus longue) :

  1. Le blogue est un moyen simple et très abordable d’entrer en communication, de maintenir la communication et de développer la communication avec vos parties prenantes.
  2. Il n’y a pas de meilleur outil pour expliquer (1) une décision prise par votre organisation, (2) un projet conçu et lancé par votre société, (3) une prise de position (sur un projet de loi, par exemple), à vos parties prenantes.
  3. Le dialogue qui peut s’engager après la publication d’un billet permet d’expliquer encore mieux une décision, un projet ou toute autre chose.
  4. Les billets et le dialogue qui s’ensuit sont vus par un nombre potentiellement grandissant des parties prenantes.
  5. Un blogue, utilisé intelligemment, attirera journalistes, recherchistes et autres décideurs ou influenceurs.

Un exemple? Mots sociaux, le blogue de l’Ordre des travailleurs et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec. Je suis certain que les membres de l’Ordre, mais surtout les membres du gouvernement, journalistes et le public prennent note des avis exprimés sur ce blogue. Et quand vous combinez le blogue à un compte Twitter, vous avez de formidables outils pour faire des relations de presse. Mais ça, c’est un prochain billet!

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Relations de presse 2.0

Plusieurs semaines se sont écoulées depuis mon dernier billet. Plusieurs raisons expliquent ce long silence : je suis à revoir ma stratégie de contenu, des mandats très intéressants et très prenants m’ont éloigné de mon blogue, pour ne nommer que ces deux raisons.

Ces mandats ont été très formateurs en ce sens qu’ils ajoutent une expérience très concrète à ma connaissance, parfois théorique, des médias sociaux. Ainsi, je participe de près à la conception d’une stratégie de contenu visant à nourrir le compte Twitter et la page Facebook d’une organisation; je m’initie à la gestion de communautés pour ce client, notamment comment susciter et maintenir la conversation, comment recadrer les échanges sur la politique éditoriale, comment maintenir le respect des règles de nétiquette et comment réagir à un troll. Croyez-moi, il y a toute une marge entre la théorie et la pratique. J’y reviendrai dans un autre (ou plusieurs) billet.

Mon dernier billet traduisait ce que je pense des relations de presse, du moins ce qu’elles sont devenues en cette ère de convergence et de dictature de la cote d’écoute et du lectorat à tout prix.

Depuis, je travaille à élaborer un autre modèle de relations de presse qui pourrait bien représenter un changement de paradigme dans mon industrie. Et je suis à tester ce modèle. Ce n’est pas une salle de presse virtuelle, ce qui m’apparaît dépassé aujourd’hui.

Pour élaborer ce modèle, je pars d’observations que je fais, à savoir (1) qu’une grande partie des communiqués diffusés sur le fil de presse ne sont jamais repris par les médias, (2) que la relance téléphonique et par courriel des journalistes ne fonctionne pas ou très peu, (3) que les journalistes demandent aux relationnistes de cesser de les relancer (c’est ce qu’un panel de journalistes a affirmé lors du dernier Colloque C), (4) que tous ces efforts qui ne donnent rien la plupart du temps font que les organisations échouent dans leur tentative de rejoindre leur public à travers les médias, (5) qu’une fois que le communiqué est entre les mains des journalistes, les organisations ne contrôlent plus comment leur nouvelle sera traitée et retransmise au public, d’où une perte de contrôle.

C’est ici que le web 2.0 et les réseaux sociaux peuvent venir à la rescousse des organisations.

Le web 2.0 et les réseaux sociaux offrent la possibilité aux organisations de diffuser elles-mêmes leurs communiqués et autres contenus à leurs publics cibles.

Le web 2.0 et les réseaux sociaux offrent des possibilités bien plus riches que le communiqué traditionnel : vidéos, diaporamas, notamment.

Le web 2.0 et les réseaux sociaux offrent aux organisations le plein contrôle sur leurs contenus et sur la façon dont ils seront diffusés à leurs publics cibles.

Bref, mon modèle de relations de presse est basé sur l’utilisation du web 2.0 et des réseaux sociaux pour rejoindre des publics cibles sans avoir à passer par les médias traditionnels. Si les médias traditionnels s’emparent des contenus, tant mieux.

Évidemment, pour que ce modèle soit efficace, il faut en premier lieu utiliser toutes les possibilités du web 2.0 et des réseaux sociaux, y compris la discussion.

Deuxièmement, pour être le plus visible possible et espérer rejoindre les publics cibles, il faut une solide stratégie de référencement pour les moteurs de recherche.

Troisièmement, pour être visible et espérer bâtir une communauté d’intérêts (avoir des abonnés et une fréquentation la plus large possible), il faut faire la promotion de ces plateformes.

 

Dans un prochain billet, je vais illustrer ce modèle à l’aide d’un schéma.

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