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Acceptabilité sociale et changement des perceptions et des opinions

March in March Political Protest Melbourne

On parle de plus en plus d’acceptabilité sociale. Chaque projet industriel, commercial, même résidentiel, semble soumis à cette nouvelle exigence venue… d’où au juste et quand ?

Selon Julie Caron-Malenfant et Thierry Conraud, auteurs du Guide pratique de l’acceptabilité sociale, « […] la décennie quatre-vingt-dix a vu émerger une nouvelle réalité. Les citoyens, plus préoccupés par l’environnement et les autres enjeux du développement (le volet économique et surtout la dimension sociale des projets) exigent de prendre part aux processus décisionnels qui ont un impact sur leur milieu de vie, voire sur des territoires éloignés d’eux. » Les années quatre-vingt-dix ? Oui, ça correspond au moment où j’ai commencé à aider des promoteurs immobiliers commerciaux et résidentiels à faire accepter leurs projets. Mais, à mon avis, les citoyens se préoccupaient des projets qui les touchaient bien avant cela.

Sur son blogue, Véronique Yelle signale que l’acceptabilité sociale en foresterie a fait l’objet de recherches aux États-Unis, en Australie, Finlande et au Canada et elle a trouvé une référence aussi loin qu’en 1960.

Qu’est-ce que l’acceptabilité sociale ? Caron-Melenfant et Conraud proposent cette définition : « Le résultat d’un processus par lequel les parties concernées construisent ensemble les conditions minimales à mettre en place, pour qu’un projet, programme ou politique s’intègre harmonieusement, et à un moment donné, dans son milieu naturel et humain. » Cette définition me convient tout à fait.

L’acceptabilité sociale est une expression que l’on entend de plus en plus, pour toutes sortes de projets. Elle est souvent synonyme d’opposition citoyenne et de difficultés pour les promoteurs. Y a-t-il risque que le terme acceptabilité sociale soit employé de multiples façons, dans de nombreux contextes ? Fort possible. J’entends des personnes réclamer une définition du terme; d’autres exiger une sorte d’encadrement d’une démarche. Récemment, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec promettait un chantier sur l’acceptabilité sociale lors de Québec Mines.
Certains croient que l’acceptabilité sociale est une patente des promoteurs pour tromper les citoyens concernés
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D’autres regrettent l’époque où les citoyens s’opposaient moins souvent
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Il faudrait aussi oser dire, pour contrebalancer l’auteur qui estime que l’acceptabilité sociale sert à duper les citoyens, que des individus, ou des petits groupes, pourraient utiliser l’acceptabilité sociale pour protéger leurs intérêts ou pour obtenir des avantages. En effet, ne le feraient-ils pas?  Jetez un coup d’oeil à cet affichage sur la page Facebook de MinesQC et aux échanges. Je gère cette page depuis plusieurs mois ; j’y dépose les contenus et je modère les conversations. Vous verrez que des citoyens semblent laisser entendre ce que je viens d’écrire.

Tout cela pour dire qu’un promoteur ne doit jamais attendre qu’un mouvement citoyen se forme et s’active contre son projet; il doit prendre les devants afin d’exercer un contrôle de ce qui suivra.

 

 

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Réseaux sociaux et campagnes d’opinions et de perceptions

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Je n’ai pas blogué depuis plusieurs mois ; trop occupé, trop fatigué. De bien piètres excuses!

C’est que, depuis 18 mois et plus, je me consacre à deux projets de communication numérique. Ces projets abordent des enjeux qui touchent la population québécoise, ses perceptions et ses opinions. Ces enjeux concernent deux secteurs d’activité précis.

Le premier, Ordre de protéger, est la campagne d’information conjointe des 45 ordres professionnels sur la protection du public, que j’ai réalisée pour le Conseil interprofessionnel du Québec. Cette campagne roule très bien sous l’habile direction de Carole Marcil. Je n’ai qu’à observer à distance. Dans de prochains billets, je vais partager une réflexion sur les campagnes de perception et les outils pour induire un changement progressif des perceptions.

Le deuxième projet, MinesQC, m’occupe presque à temps plein. MinesQC est une initiative de Minalliance. C’est une campagne d’information qui présente une image contemporaine de l’industrie minière québécoise. Ce n’est pas une campagne de relations publiques comme on les conçoit habituellement. L’industrie minière a choisi de diffuser une information rigoureuse, provenant de sources connues et crédibles, sur les principaux enjeux qui préoccupent les résidents du Québec. L’industrie a conçu une plateforme interactive sur laquelle la population est invitée à poser des questions. Les réponses sont rédigées par des experts – professionnels de l’industrie, professeurs, chercheurs, scientifiques. MinesQC propose aussi une base de connaissance, sorte d’encyclopédie évolutive contenant des fiches d’information sur l’industrie minière. Enfin, des blogueurs, eux aussi provenant de plusieurs secteurs d’activités, expriment des opinions sur les enjeux qui touchent l’industrie minière. La fonction commentaire est activée. Chaque question, chaque billet, est affiché sur la page Facebook, le compte Twitter et la page LinkedIn.

Dans des prochains billets, je vais partager des idées sur la transparence en relations publiques, la gestion de plateformes numériques, la gestion des communautés, la modération des discussions, la création de contenus d’information et j’en passe.

 

 

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Les titres des communiqués sont-ils trop longs?

Les communiqués de presse : on y met des heures et des heures à les rédiger, les réviser et les peaufiner. Et puis vient le moment d’y ajouter un titre. Ça, c’est un art!

Je suis toujours demeuré perplexe devant la longueur de certains titres de communiqués de presse. Récemment, je faisais une opération de presse pour la cinquième année consécutive pour un client canadien. Je travaille avec une agence de Toronto et trois collègues situés à Vancouver, Calgary et Halifax. C’est l’agence de Toronto qui dirige l’opération. C’est aussi cette agence qui rédige le communiqué maître et les documents du dossier de presse. Encore une fois cette année, le titre n’en finissait plus. Il tenait sur trois lignes.

J’ai toujours favorisé les titres courts, qui contiennent suffisamment d’éléments pour inciter à lire le texte en entier. Est-ce que j’y parviens chaque fois? Je n’en suis pas certain, mais j’essaie. Toujours est-il que depuis l’arrivée des moteurs de recherche et de Twitter, il devient important d’avoir des titres courts. Pourquoi? Tout simplement parce qu’un titre court sera lisible en entier dans les résultats de recherche sur Google, alors qu’un titre trop long sera tronqué. Le nombre de clics en sera potentiellement affecté, car un titre tronqué, surtout si l’information clé a été placée au milieu ou vers la fin du titre, ne transmettra pas, ou partiellement seulement, la nouvelle.

Voilà que sur Reagan’s PR Daily, je trouve la longueur idéale des titres des communiqués de presse pour Google et Twitter. Voici une traduction de certains passages du billet.

  • Quand un communiqué de presse, billet de blogue ou article est indexé par Google, le nombre maximum de caractères se situe entre 65 et 80, incluant les espaces. Après, le titre est coupé.
  • La longueur des titres est aussi importante dans les médias sociaux. Twitter est l’endroit par excellence pour relayer des communiqués de presse. La longueur idéale des titres ne devrait pas dépasser 110 caractères, incluant les espaces. Un titre de moins de 110 caractères laisse de la place pour les RT, l’ajout de mots-clics ou du @(suivi du nom).

Et maintenant, vous savez pourquoi il vaut mieux être bref dans les titres des communiqués de presse.

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Tendances 2014 pour les médias sociaux : le blogue s’impose

Début d’année oblige, nous voici avec des propositions de tendances pour les médias sociaux. Social Media Today diffuse un billet portant le titre 11 web marketing and social media trends that will shape 2014. En troisième position, le blogue comme moyen de générer de nouvelles possibilités pour une organisation. Et les possibilités sont nombreuses. En voici quelques-unes (la liste est plus longue) :

  1. Le blogue est un moyen simple et très abordable d’entrer en communication, de maintenir la communication et de développer la communication avec vos parties prenantes.
  2. Il n’y a pas de meilleur outil pour expliquer (1) une décision prise par votre organisation, (2) un projet conçu et lancé par votre société, (3) une prise de position (sur un projet de loi, par exemple), à vos parties prenantes.
  3. Le dialogue qui peut s’engager après la publication d’un billet permet d’expliquer encore mieux une décision, un projet ou toute autre chose.
  4. Les billets et le dialogue qui s’ensuit sont vus par un nombre potentiellement grandissant des parties prenantes.
  5. Un blogue, utilisé intelligemment, attirera journalistes, recherchistes et autres décideurs ou influenceurs.

Un exemple? Mots sociaux, le blogue de l’Ordre des travailleurs et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec. Je suis certain que les membres de l’Ordre, mais surtout les membres du gouvernement, journalistes et le public prennent note des avis exprimés sur ce blogue. Et quand vous combinez le blogue à un compte Twitter, vous avez de formidables outils pour faire des relations de presse. Mais ça, c’est un prochain billet!

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