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La langue française et les médias: pas fort

Mardi matin, de retour du long congé de l’Action de grâces. En me rendant au travail, j’écoute, comme à mon habitude, C’est bien meilleur le matin, sur les ondes de Radio-Canada. Et voilà que j’entends un éditorialiste de La Presse dire qu’un tel a « initié » un projet. Misère ! En fin de journée, en retournant à la maison, j’écoute Desautels, toujours sur les ondes de Radio-Canada. Qu’est-ce que j’entends ? Une chroniqueure artistique qui explique qu’une certaine artiste est « l’initiatrice » du programme. Que fait l’Ayatollah de la langue ?

Réglons la question. Initier est un verbe transitif ou pronominal qui signifie donner la connaissance, enseigner instruire. Donc une personne initie un enfant au ski. À la forme pronominale, une personne s’initie à l’informatique. Lorsqu’on dit qu’une personne a initié un projet, on commet un anglicisme. La langue française regorge pourtant d’expressions pour rendre l’idée : on lance, on instaure, on met en oeuvre, on amorce un projet. Quant à l’initiatrice du projet, pourquoi ne pas dire tout simplement que cette personne est l’instigatrice du projet. La langue française regorge tellement de mots précis pour rendre les idées que l’on souhaite exprimer.

Ça me rappelle ce collègue qui me disait toujours qu’il allait adresser une question, un autre anglicisme. C’est curieux, moi j’adresse une lettre, une carte postale ou un courriel, mais je me penche, j’examine, j’étudie une question.

Misère !

Cette note a été postée le Mercredi, octobre 10th, 2007 à 8:54 dans la catégorie ÇA M'ÉNERVE !!!. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


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