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La vérité n’est pas toujours bonne à dire

Je fais plusieurs lectures en ce moment sur les relations publiques pour un projet que je prépare. Dans l’excellent ouvrage : Les relations publiques dans une société en mouvance, les auteurs abordent la question de la transparence des organisations et leur responsabilité sociale. Je cite : « Selon nous, le relationniste est légitime dans son rôle d’interface représentant à la fois les intérêts des organisations dans la société et les intérêts du public au sein des organisations (…) il doit contribuer à appliquer la politique de transparence de l’organisation, l’aider à assumer sa pleine responsabilité sociale et favoriser une meilleure compréhension de ses enjeux par le public. »

Je me suis toujours appliqué à être transparent dans les communications que j’établis entre un client et ses publics, jusqu’à une certaine limite. Car je crois que des situations particulières commandent parfois que la vérité soit tue, du moins pendant un certain temps. Il ne s’agit pas ici de mentir, mais plutôt d’observer le silence.

Et voilà que je tombe sur cette citation de Suzanne Douesnard, psychologue ayant acquis une longue expertise d’intervention auprès d’enfants atteints de la leucémie, en regard des choix déchirants qui se posent constamment en matière d’information sur la mort : « La vérité n’est ni un principe, ni un devoir, ni une règle. La vérité est une atmosphère d’échange, d’écoute et de respect (…) La vérité est un état. »

Le travail du relationniste, c’est d’évaluer l’intérêt de son client, de préparer des mécanismes de gestion et de suivi advenant que l’information soit mise au jour. Car lorsque l’information devient publique, il y a des conséquences pour le client, mais aussi pour des communautés. Cela me rappelle la crise du verglas et la catastrophe que nous avons frôlée, mais qui a été tue, jusqu’après la crise. Je me souviens avoir ouvert le robinet et constaté que la pression avait chuté considérablement (la pression est toujours forte chez moi). En écoutant le point de presse ce soir-là, j’avais dit à ma conjointe que la crise était beaucoup plus grave que les autorités le laissaient entendre.

Je vous laisse sur cette phrase du livre cité plus haut : « Le travail du relationniste est beaucoup plus complexe que la seule diffusion de l’information, complète, à tous les publics, en tout temps. »

L’ouvrage auquel je fais référence dans ce billet est : Les relations publiques dans une société en mouvance ; troisième édition, ; Danielle Maisonneuve, Jean-François Lamarche, Yves St-Amand ; Presses de l’université du Québec, pages 33-34.

Cette note a été postée le Jeudi, décembre 27th, 2007 à 10:15 dans la catégorie CONSULTATIONS PUBLIQUES, MATIÈRE À RÉFLEXION, RÉFLEXIONS ET EXPÉRIENCES, RELATIONS DE PRESSE. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


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