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Savoir traiter avec les Cris

Mistissini

J’écrivais que je sais peu de choses des communautés autochtones. Avant de me rendre à Mistissini, rencontrer des membres de la communauté Crie, j’ai tenté de me renseigner un peu, histoire de ne pas commettre d’impair. Il est normal de se renseigner sur les valeurs et la culture d’une autre communauté lorsqu’on lui rend visite et qu’on espère faire des affaires avec elle.

La communauté de Mistissini habite un vaste territoire, gorgé de ressources naturelles. Or, cette communauté ne dispose pas encore des moyens pour exploiter ces ressources. Elle doit accueillir des étrangers qui en ont les moyens. Mais ces étrangers sont en terre autochtone. Ces étrangers doivent négocier un partenariat gagnant-gagnant afin d’exploiter les richesses naturelles. Il était donc for intéressant d’observer le « décorum » lors des rencontres de consultation. Par exemple, il m’a semblé que le premier et le dernier intervenants étaient fort importants, peu importe qui ils étaient. Par exemple, lors de notre rencontre avec les aînés, c’est une femme qui est intervenue en dernier. Il ne fallait surtout pas banaliser son intervention. Je crois plutôt qu’elle résumait la pensée du groupe.

Autre fait important : j’ai découvert, presque à la fin de nos rencontres, que deux ou trois membres de la communauté avaient fait un voyage d’information afin de se documenter sur la nature du projet que le client propose. Nul doute qu’ils avaient fait rapport au conseil de bande et qu’ils avaient une bonne idée de ce que le client allait dire.

En photo, l’hôtel tout neuf dans lequel j’ai résidé, au bord du lac Mistassini.

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Cette note a été postée le Lundi, janvier 5th, 2009 à 3:46 dans la catégorie CONSULTATIONS PUBLIQUES, RÉFLEXIONS ET EXPÉRIENCES. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


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