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Le Web 2.0 et les médias sociaux, c’est de la m… ?

L’amie Michelle Sullivan me pointe vers le blogue de l’amie Lyne Robichaud hier afin d’attirer mon attention sur un document intitulé : « Les médias sociaux et la communication du risque ». Ce document provient de la Direction de la coordination de l’information et des mesures d’urgence du gouvernement du Québec. Il date de mai 2008. Très intéressant à lire. Mais la conclusion me laisse un peu pantois. Une conclusion qui tient en 7 lignes sur un document de 8 pages. La voici.

Les organisations gagneraient donc à se familiariser avec ces outils et à se tenir au courant des développements et actualités qui y sont rattachés, car ils prendront certainement une place grandissante dans les façons de faire des administrations publiques dans les années à venir. Par contre, la majorité des applications du web 2.0 n’en sont qu’à leurs premières versions et comportent des lacunes importantes, notamment en matière de réglementation et d’éthique. Il est donc suggéré d’expérimenter « sans trop y investir de temps et d’argent » avant qu’elles aient atteint à la fois une plus grande crédibilité.

On indique que cette dernière phrase serait tirée de « Web 2.0, une vague de fond qui ébranlera les administrations », publié dans Bulletin e-Veille du mois de février 2008 du ministère des Services gouvernementaux du Québec.

Dans l’échange entre Michelle, Lyne et moi, il a été question des paroles prononcées par un médecin en santé publique à savoir que les médias sociaux sont catégorisés comme « entreprise privée », qu’il n’y a qu’un seul site Internet crédible, soit celui du ministère de la Santé, le reste n’étant pas crédible, parce que ce ne sont pas des docteurs qui rédigent. On se retient tous un moment…

Lyne, si j’ai bien compris, proposait l’aide du réseau des blogues pour compléter les efforts du gouvernement dans une éventuelle pandémie. Deux commentaires (mais je vais bloguer encore sur ce sujet) : premièrement, je m’étonne (je reste poli) que l’on balaie du revers de la main une communauté qui, par ses actions dans le Web, parvient à rejoindre une bonne partie de la population. Deuxièmement, j’estime qu’il appartient au gouvernement du Québec d’être le leader dans le développement du Web 2.0 (pour cela, il faudrait un plan numérique).

Voici le lien qui vous permettra de comprendre un peu mieux.

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Cette note a été postée le Jeudi, janvier 8th, 2009 à 10:12 dans la catégorie MÉDIAS SOCIAUX. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


4 commentaires sur “Le Web 2.0 et les médias sociaux, c’est de la m… ?”

  1. Cédric a écrit:

    Malheureusement c’est ainsi dans de nombreux domaines. J’ai moi-même offert mon aide au MAPAQ dans la promotion des produits alimentaires du Québec (Le Québec dans votre assiette) et on m’a répondu que puisque je ne vends que sur internet je n’entre dans aucune catégorie au ministère !

    Désolant, n’est-pas ?
    En passant, je redécouvre ton site Terroirs Québec et j’en ai envoyé le lien à quelqu’un qui recherche de la viande d’émeu. Nous parlions cuisine et recettes dernièrement. On ne sait jamais.

  2. Lyne Robichaud a écrit:

    Pierre et Michelle, un grand merci d’avoir pris le temps de parcourir cette « étude de marché » commandée par Services Québec en mai 2008. La décision de rejeter la collaboration avec la sphère du Flublogia du 17 juin 2008 s’est appuyée sur cette « étude ».

    Le document « Les médias sociaux et la gestion du risque » comporte pourtant de nombreux arguments en faveur de l’intégration de la société civile dans la conception et mise en oeuvre de mesures d’urgence, notamment les préparatifs pandémiques.

    La conclusion ne colle pas avec le reste de l’argumentaire. Elle colle toutefois avec le peu de vision des autorités gouvernementales. Ou serait-ce que la peur de la perte du contrôle ait pris le dessus sur tout le reste?

    Les mois filent, et pendant ce temps, le Québec ne progresse pas dans ses préparatifs de pandémie (et je suppose que cela doit être vrai également pour de nombreux autres dossiers).

    Nous perdons du terrain par rapport aux autres pays développés.

    Nous gaspillons des talents, des compétences, et de très nombreuses occasions de nous développer.

    TOUT CELA AU NOM DU CONTRÔLE.

    Il faut que je me pince tous les jour, pour me rappeler constamment que je vis en Amérique du Nord, et non pas dans une de ces nations en nomination pour le Prix nobel du Big Brother.

  3. Lyne Robichaud a écrit:

  4. Michelle Sullivan a écrit:

    C’est dans la nature même de l’être humain de craindre ce qu’il ne comprend pas. À nous de démystifier les médias sociaux et, surtout de faire face aux alarmistes, qu’ils soient journalistes, fonctionnaires ou autres.

    Te voilà bien philosophe, ma chère Michelle.

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