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Les médias sociaux (suite)

Décidément, plus je relis l’étude du gouvernement cité dans mon billet d’hier, moins je comprends la conclusion. Voici quelques extraits des deux premières pages.

De nos jours, l’importance d’Internet au sein de la vie des citoyens est indéniable. (…)

Le web 2.0 comporte une dimension sociale et communautaire importante, ce qui accroît considérablement le volume d’échange d’idées et d’informations que l’on retrouve sur Internet. Les études menées sur l’utilisation du web 2.0 démontrent que ce phénomène ne constitue pas seulement une tendance passagère, mais bel et bien un phénomène durable qui s’intègre dans les « moeurs d’une partie significative de la population ». (…)

Les applications du web 2.0 se positionnent donc comme incontournables pour les organisations publiques qui désirent demeurer en phase avec les besoins des citoyens.

Une fois cette analyse faite, les auteurs se lancent dans une étude et surtout une critique du blogue. On comprend, en lisant cette analyse critique, que la voix citoyenne semble faire peur, cette voix citoyenne qui s’exprime et qui s’exprimera toujours, ailleurs, dans d’autres forums. Comme si le gouvernement ne pouvait supporter la parole citoyenne, sauf en période électorale bien évidemment.

Ce qui m’étonne dans toute cette affaire, c’est l’apparence de refus de vouloir travailler avec la société civile et ce qu’elle peut offrir comme moyens et instruments de rediffusion de l’information. Or, dans une situation de pandémie de grippe aviaire, le gouvernement n’aurait-il pas besoin de pouvoir compter sur tous les canaux de diffusion pour rejoindre l’ensemble de la population ?

MAJ Malgré d’excellents efforts de communication de la ville de Montréal vers les citoyens au sujet du nouvel horaire de la collecte des déchets, la nouvelle n’a pas encore rejoint tout le monde. Hier, dans mon quartier, la collecte avait lieu de jour et non de soir comme c’est le cas depuis presque 20 ans. Or, en revenant du travail tard en fin d’après-midi, j’ai constaté que certains de mes voisins n’ont toujours pas reçu le message. Ils venaient tout juste de sortir leurs ordures. Si vous les interrogez, ils jureront qu’ils n’ont jamais été prévenus.

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Cette note a été postée le Vendredi, janvier 9th, 2009 à 8:32 dans la catégorie CONSULTATIONS PUBLIQUES, MÉDIAS SOCIAUX. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


1 commentaire sur “Les médias sociaux (suite)”

  1. Lyne Robichaud a écrit:

    Les citoyens n’ont pas l’air de pèser très lourd dans la balance du gouvernement du Québec. Le document « Les médias sociaux et la communication du risque » en donne un aperçu.

    Mais aussi, quand on pense aux enjeux collectifs et dommages collatéraux qui pourraient être causés par une pandémie, l’attitude du gouvernement du Québec en dit long aussi sur sa perception de la valeur de nos vies de citoyen.

    Un rapport récent, signé par l’ONU et la Banque mondiale, recommande: « Des approches de la communication à long terme en vue des modifications comportementales sont nécessaires. L’instauration d’une relation de confiance entre les populations et les autorités jouera un rôle crucial. »

    Le rapport indique aussi: « L’implication de la société civile reste relativement limité, en dépit de son importance dans la perspective d’une planification multisectorielle durable ». [4ième Rapport intérimaire mondial sur la gestion de la grippe aviaire]

    Servons-nous uniquement les intérêts des dirigeants en temps de campagnes électorales et de collectes d’impôts?

    Et si des centaines de milliers de Québécoises et de Québécois étaient emportés par un virus pandémique, en l’espace de quelques mois, comment l’État québécois reflouera-il son porte-feuille? Ce ne seront probablement pas les aînés qui succomberont au virus pandémique (contrairement à ce qu’a prévu le gouvernement du Québec dans son plan de lutte): la majorité des victimes de la pandémie de grippe espagnole étaient des jeunes et des adultes actifs. Il en est de même pour le virus H5N1 actuel.

    On ne parle pas de faire changer la couleur des abris-bus! On parle ici d’une pandémie! Le manque de vision et de planification à long terme de l’administration québécoise me couple le souffle. Nous risquons très gros: pas seulement nos vies de citoyens, mais aussi notre économie. Je n’en reviens tout simplement pas de la manière dont ce dossier est « géré » au Québec – j’insiste sur ce terme.

    En 2009, j’espère que ces questions de sécurité nationale de premier ordre (une pandémie est considérée comme la menance No.1 aux nations par l’Union européenne) seront prises au sérieux au Québec, et que ces responsabilités seront confiées à des personnes mieux éclairés, capables de leadership et de mise en oeuvre de mesures réalistes.

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