S'abonner à mon fil RSS

Crise existentielle des médias traditionnels

Intéressante réflexion que celle de Sophie Cousineau dans l’édition de samedi de La Presse. Elle réagissait à la prédiction de Duncan Stewart (Deloitte & Touche) : « Un éditeur média sur 10 mettra fin à son édition imprimée (prédiction pour l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest, incluant les magazines) ». « Se réinventer. Changer les façons de faire. (…) plus difficile à faire qu’à dire », écrit-elle avec raison. Passer à des éditions en ligne seulement ou se dédoubler en ligne ? Je ne sais pas trop. Probablement qu’à terme, les éditions imprimées tomberont dans une telle désuétude qu’elles disparaîtront totalement. J’avoue que j’aime encore la lecture matinale du journal avec un café (surtout le week-end). J’ai toujours eu cette habitude et elle remonte bien avant l’arrivée d’Internet. Mais les plus jeunes n’ont pas cette habitude (ou moins) et ceux et celles qui les suivront l’auront encore moins. Il se peut donc que l’imprimé disparaisse totalement. En attendant, comment se réinventer ? Plusieurs hypothèses circulent : privilégier le contenu, se spécialiser dans une niche, etc. Je crois que ce sont des solutions de transition. Chose certaine, l’avenir des médias généraux me semble un plus en péril que l’avenir des médias spécialisés. À moins qu’on me propose une sorte d’écran d’ordinateur là où je déjeune le matin, sans tous les logiciels qui rendent le démarrage si long, et qui me donnerait les informations qui m’intéressent (que j’aurais choisies) en touchant l’écran pour basculer d’un site à un autre. Une sorte d’agrégateur de contenu (comme Netvibes que j’utilise sur mon ordi au travail). Le rituel matinal serait aussi bon que celui que j’observe le matin… et je n’aurais pas les doigts noircis par l’encre…

Mots-clés : , , , , , , , ,

Cette note a été postée le Lundi, janvier 26th, 2009 à 9:05 dans la catégorie COMMUNICATIONS, MATIÈRE À RÉFLEXION, MÉDIAS SOCIAUX, RÉFLEXIONS ET EXPÉRIENCES. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


1 commentaire sur “Crise existentielle des médias traditionnels”

  1. Michelle Sullivan a écrit:

    Le lock-out au Journal de Montréal et la grève (ou lock-out) probable à The Gazette témoignent du fait que nos médias ne sont pas à l’abri de l’impact Internet. N’oublions pas qu’avant Gutenberg, les nouvelles étaient véhiculées autrement que sur papier. Chaque époque apporte son lot de transformations. Je ne crains donc pas une transformation de la forme — je suis déjà plutôt Internet que papier — mais ne voudrais pas perdre l’esprit journalistique avec ses standards, codes et principes. En tant que société démocratique, il faudra trouver moyen de continuer à faire vivre le métier de journaliste – je dirais même qu’il s’agit d’un ‘service essentiel’.

    Je suis bien d’accord avec toi qu’il faut préserver le métier de journaliste avec sa déontologie et son esprit journalistique. Samedi dernier, je me suis régalé de quelques (peu quand même) textes publiés dans La Presse, des textes qui proposaient une réflexion, un point de vue, allant bien au-delà de la nouvelle. Comme toi, je ne crains pas une transformation de la forme ; j’ai seulement très hâte que cette transformation s’opère.

Laissez un commentaire