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Bloquer l’accès aux médias sociaux, c’est comme se couvrir les yeux

Je suis toujours renversé d’apprendre que des vice-présidents et des directeurs des communications n’ont pas accès aux réseaux et aux médias sociaux (Facebook, LinkedIn, etc.). Il semble que la pratique la plus répandue au sein des entreprises soit de bloquer l’accès à tout le monde. C’est souvent une politique recommandée et mise en application par les technologies de l’information et de la communication (TIC) au sein des entreprises. C’est une vision excessive qui manque très certainement de nuance. Les raisons invoquées sont souvent :se protéger contre des poursuites en responsabilité, le vol d’identité, les attaques (malware et autres) ou simplement parce qu’on ne souhaite pas que les employés perdent leur temps au travail (baisse de la productivité) ou qu’ils fréquentent des sites peu recommandables (pornographie…). Si ces raisons vous intéressent, je vous recommande de consulter ceci et ceci.

Pourquoi les gens de communication devraient-ils avoir accès aux médias sociaux? La réponse semblera évidente à plusieurs lecteurs de ce blogue, mais pour les besoins de l’exercice, je vais tenter quelques explications. Les médias sociaux sont devenus incontournables comme moyens de communication à condition de s’inscrire dans une stratégie bien réfléchie. Or, comment utiliser les médias sociaux si on ne peut d’abord apprendre à les connaître, à les apprivoiser et à s’y initier ? Les médias sociaux sont aussi le lieu de nombreuses conversations. Régulièrement, des organisations y sont mentionnées, parfois positivement, parfois négativement. Comment un professionnel des relations publiques peut-il exercer sa fonction de vigie et de conseil auprès de son employeur et intervenir pour sauvegarder la réputation de l’organisation ? Internet et les médias sociaux donnent aux professionnels de la communication les moyens de pratiquer la communication symétrique bidirectionnelle, celle qui fonctionne le mieux à mon avis. En d’autres mots, les médias sociaux donnent la possibilité, souvent à peu de frais, d’engager la conversation avec les publics cibles. N’est-ce pas l’essence même du travail pour lequel nous sommes payés ?

Comment faire pour convaincre les entreprises et leur service TIC de nuancer la politique de restriction complète de l’accès ? J’oserais dire qu’il faut s’engager dans une conversation, échanger les pour et les contre d’un accès aux médias sociaux et en venir à une entente. Ensuite, il n’est peut-être pas nécessaire que tous les employés aient accès aux médias sociaux. Il faudrait au minimum que le service des communications dispose de cet accès.

Il y a de très belles expériences d’utilisation des médias sociaux par des organisations (associations, compagnies publiques et privées, etc.) Ces expériences peuvent servir de cas d’espèce afin de démontrer l’utilité des médias sociaux et convaincre ceux et celles qui prennent souvent la décision de bloquer l’accès aux médias sociaux de revoir leur position.

Imaginez-vous un instant un service des ressources humaines d’une grande entreprise qui n’aurait pas accès à LinkedIn

Si vous souhaitez approfondir ce sujet, je vous suggère de lire ce billet de la Public Relations Society of America.

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Cette note a été postée le Jeudi, juin 11th, 2009 à 10:50 dans la catégorie MATIÈRE À RÉFLEXION, MÉDIAS SOCIAUX, RÉFLEXIONS ET EXPÉRIENCES, RELATIONS PUBLIQUES. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


1 commentaire sur “Bloquer l’accès aux médias sociaux, c’est comme se couvrir les yeux”

  1. Elizabeth Hirst a écrit:

    Pierre, Deux présentatrices au congrès de la Société canadienne des relations publiques ont parlé cette semaine (le 8 juin) de ce phénomène – ce qu’elles appellent un « lock-down mentality » — ne pas permettre à ses employés de se servir des médias sociaux. Fait surprenant: l’un des organismes qui a surmonté ce phénomène est . . . les forces aériennes des États-Unis! Apparemment, ils ont trouvé ça plus cher de défendre leurs membres de communiquer que de les encourager et de soutenir leurs efforts! Ils on même mis en place des lignes directrices pour les aviateurs/blogueurs. Si les instances militaires américains peuvent accepter les nouveaux médias . . .voilà un exemple à montrer à des employeurs intransigeants!
    Le portail pour les aviateurs est accessible à tout le monde mais sujet à l’inspection du militaire américain. Les présentatrices nous ont donné l’adresse mais je n’ai pas osé y naviguer: http://www.my.af.mil

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