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On consulte avant ou après ?

En matière d’acceptabilité sociale, deux cheminements sont possibles. Le premier, le plus souvent pratiqué, consiste à traiter avec les autorités compétentes et décisionnelles seulement, en espérant que les communautés touchées par le projet n’en sauront rien. Il n’y a rien d’illégal en cela et ça fonctionne souvent. Car qui prends la peine de consulter les avis publics publiés par les villes et les municipalités dans les hebdos de quartier ? Lorsque les communautés ont vent du projet, la réaction est souvent rapide et agressive. Le processus de communication (et d’acceptabilité) est alors bien mal engagé et la confiance entre le promoteur et les résidents n’est pas au rendez-vous. Généralement, il faut alors que le promoteur déploie beaucoup d’énergie pour rétablir un dialogue et un climat de confiance.

Le second chemin, plus rarement employé, consiste à engager la discussion avec les communautés touchées le plus tôt possible (le moment reste à déterminer). On peut ainsi penser qu’une idée, présentée et discutée avec les communautés, permettra aux concepteurs de concevoir un projet qui présentera le moins d’irritants. Dans de telles conditions, la communication est établie dès le départ et la confiance entre les parties de développe.

Dans le Guide pratique de l’acceptabilité sociale, Julie Caron-Malenfant et Thierry Conraud proposent un cheminement critique d’un projet d’acceptabilité sociale. Je me suis permis d’y ajouter des éléments (en italiques) en me basant sur mon expérience. Les promoteurs devraient considérer sérieusement ce modèle.

1. Diffuser de l’information sur le projet
2. Inviter toutes les parties à une rencontre d’échange ou inviter à échanger en ligne
3. Rencontrer ces personnes dans un cadre ouvert et structuré; répondre à leurs questions et recevoir leurs impressions
4. Recueillir tous les commentaires et documenter qualitativement (combien de participants, combien d’interventions, etc.) et quantitativement (commentaires objections, suggestions, etc.) tous les échanges
5. Étudier les recommandations et y répondre
6. Faire un suivi des résultats et des discussions prises dans un délai raisonnable
7. Maintenir ouvert un canal de communication et réévaluer, si possible, l’acceptabilité du projet pendant et après son implantation

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Cette note a été postée le Vendredi, septembre 11th, 2009 à 8:07 dans la catégorie COMMUNICATIONS, CONSULTATIONS PUBLIQUES, RELATIONS PUBLIQUES. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


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