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Bergeron, Harel, Tremblay et O’Sullivan à la JCCM : performances inégales

La Jeune chambre de commerce de Montréal a réuni ce midi les quatre candidats à la mairie de Montréal. C’était une belle occasion d’entendre les positions et les projets des candidats et leurs propositions pour faciliter l’éclosion des jeunes entreprises et la prospérité des jeunes entrepreneurs. Comme je suis moi-même un jeune entrepreneur (j’en devine qui sourient), je ne voulais pas manquer cet événement. J’y ai donc pris part et je me suis attaché à évaluer la performance des aspirants et celle du maire au plan de la communication.

Richard Bergeron a livré un exposé clair qui avait le mérite de décrire quatre projets très concrets pour Montréal. Il l’a fait avec aplomb et il a répondu clairement et directement aux questions qui lui ont été proposées. Un seul reproche : il nous donne quelque peu l’impression qu’il possède la vérité.

Louise Harel n’a pas livré une performance comparable à celle de M. Bergeron (et des autres qui ont suivi) et de loin. Semblant mal préparée, elle s’est contentée d’attaquer le maire et l’administration municipale sur l’intégrité et l’éthique. Rien de nouveau. Je soupçonne que c’est sa stratégie pour déloger le maire. Pour le reste, il y avait peu de contenu dans sa présentation et encore moins lors de la période de questions. Ses réponses étaient souvent faibles et elle n’a pas répondu à certaines questions, se contentant de pratiquer l’art de la déviation. Plusieurs personnes à qui j’ai parlé partageaient mon avis. Dernier détail, elle n’a pas été en mesure de gérer son temps, une erreur de débutante pour une personne aussi aguerrie. J’ajoute, en terminant, qu’elle nous a fait la démonstration de la politicienne classique rompue aux tactiques habituelles, tout ce que les jeunes (et les moins jeunes) reprochent aux personnes qui font de la politique. Les autres nous ont montré un autre visage.

Louise O’Sullivan a livré un discours énergique et dynamique, mais un peu échevelé il me semble. Elle ne croit pas au tramway à Montréal à cause du froid (si j’ai bien compris), ce qui me renverse. Sa prestation a été bonne, mais on la connaît peu, pas plus que son programme. Point d’interrogation.

Gérald Tremblay a été très bon. Dynamique et posé, il a très bien géré son temps, et passé en revue les nombreux projets en cours qui vont transformer Montréal. Seule critique de ma part : il y avait tellement de matériel, tellement de messages, qu’on s’y perdait un peu à la fin.

Mon classement : Richard Bergeron et Gérald Tremblay ex-aequo, Louise O’Sullivan et enfin Louise Harel en queue de peloton.

Dernier point : à moins de se rendre directement sur les sites des formations politiques, les Montréalais ont peu de chance de connaître les programmes des formations et les réalisations du maire. Quant aux médias d’information traditionnels, ils sont plus occupés à couvrir le sensationnel et à s’acharner sur Gérald Tremblay que de nous exposer les programmes et les réalisations.

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Cette note a été postée le Mercredi, septembre 30th, 2009 à 4:03 dans la catégorie COMMUNICATIONS, POLITIQUE MUNICIPALE, RELATIONS PUBLIQUES. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


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