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Rencontre Culture Montréal: Gérald Tremblay s’en tire mieux

J’ai assisté à la rencontre organisée par Culture Montréal avec les quatre chefs et candidats à la mairie de Montréal. Pas mal de monde dans la magnifique salle du Gesu et des journalistes, bien entendu. Je le dis tout de suite : la formule de la rencontre imaginée par Culture Montréal n’était pas au point et a engendré plus de frustrations que de satisfactions. C’est évidemment facile de critiquer. Je crois que Culture Montréal voulait que l’événement tienne en 90 minutes maximum. Or, à en juger par les réactions, bon nombre de personnes y auraient bien passé la soirée. C’est Esther Bégin, animatrice, qui a écopé. Pas facile de gérer une réunion dans ces conditions.

On a d’abord entendu Louise O’Sullivan nous exposer sa vision du développement culturel à Montréal. Rien entendu sur le sujet. En fait, elle nous a servi le même discours, ou à peu près, qu’à la Jeune chambre de commerce de Montréal (JCCM), le 30 septembre dernier. A-t-elle autre chose à dire ?

Louise Harel a suivi. Cette fois, elle était préparée. Je dis cette fois, car le 30 septembre dernier, à la JCCM, sa prestation avait été vide, sans substance, pitoyable. Il n’y avait pas que moi pour l’affirmer d’ailleurs. Jeudi soir, ses conseillers avaient pris soin de diffuser un communiqué la veille. Donc ce qu’elle annonçait au Gesu était dans les journaux du jour. En gros une injection de 40 M$ dans la culture; un renforcement du mandat du Conseil des arts, etc. C’est pendant la période de questions que ça s’est gâté. Les gens du milieu de la culture ont des demandes précises, mais reçoivent des réponses vagues et des promesses de politiciens du genre : je m’engage à…

Richard Bergeron a suivi. Il nous a parlé de plusieurs villes d’Europe, mais peu de Montréal et peu de la culture. Est-ce que la culture serait le parent pauvre du programme de projet Montréal ? Faudra que j’aille relire le programme. Il a cherché ses mots à plusieurs reprises, hésité. Bref, ça n’a pas été sa meilleure prestation.

Le tirage au sort avait désigné Gérald Tremblay pour terminer les présentations. Au strict plan de la communication, je dois admettre qu’il a été impeccable. Il nous a lu un document comme s’il en parlait par coeur. Il a parlé de culture, que de culture. Il a tracé son bilan (aucun autre candidat ne peut le faire) et a beaucoup insisté, il me semble, sur les bibliothèques municipales. À une question sur le changement de dates pour la tenue des Francopholies, il a été chahuté. Manifestement, le milieu culturel (ou du moins ses représentants jeudi soir au Gesu) n’ont pas digéré ce changement de dates pour « accomoder des millionnaires » comme l’a crié (c’était à peu près cela) un spectateur. Gros malaise. Et puis, honnête, M. le maire a avoué ne pas connaître la réponse à une question au sujet d’investissement dans la fibre optique dans le Quartier des spectacles. La question était très pertinente. Faudrait que quelqu’un dans son entourage allume sur cette question (C’est peut être déjà le cas, mais je n’en ai pas entendu parler.)

Bref, avantage Gérald Tremblay jeudi soir dernier au Gesu.

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Cette note a été postée le Vendredi, octobre 16th, 2009 à 7:38 dans la catégorie COMMUNICATIONS, POLITIQUE MUNICIPALE, PROTECTION DE VOTRE RÉPUTATION, RELATIONS PUBLIQUES. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


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