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Labonté vide son sac… qui est loin d’être vidé

Je poursuis mon observation de la campagne électorale municipale et mon analyse des messages et des argumentaires des trois chefs. Ce soir, j’écoute 20 heures en 60 minutes et je me régale tout simplement. Je me régale à observer l’art du message-clé, l’expertise des personnes à utiliser un argumentaire/ligne de défense, la pratique de la déviation, de l’évitement et de la transition des porte-parole pour passer leur message. Particulièrement évident lorsque Pierre Lampron a été interviewé. Peu importe les questions, il était là pour défendre Louise Harel. Y a-t-il quelqu’un qui a marché dans son stratagème? Répondez tous ensemble : NON. Encore plus pathétique lorsque Diane Lemieux a répondu aux questions d’Anne-Marie Dussault. Personne sur le plateau n’y a cru. Est-ce que vous y avez cru? Répondez tous ensemble : NON. En passant, chapeau à Anne-Marie Dussault qui ne s’est pas laissée impressionner par Diane Lemieux et qui lui a « rentré dedans » comme on dit familièrement. Claude Béland, Jacques Duchesneault et Jean-Claude Hébert ont de surcroît déclaré avoir été très déçus par la futile tentative de récupération politique de Diane Lemieux. Et que penser du porte-parole du PQ ? Récupération politique aussi. Comment peut-on croire tous ces politiciens qui un jour nous disent qu’ils sont innocents et qui le lendemain admettent leur culpabilité? Comment croire le gouvernement qui refuse de déclencher une enquête publique ? Serait-ce parce qu’il a des choses à cacher? Même l’ancien chef de police, Jacques Duchesneau affirme qu’une enquête policière ne suffira pas.

Le seul qui ne change pas de message depuis le début, c’est Richard Bergeron, le soit-disant hurluberlu bavard (dixit Alain Dubuc). Sans lui donner le Bon Dieu sans confession, force est d’avouer qu’il maintient une ligne (de parti) qui pourrait bien lui rapporter beaucoup le 1er novembre. On aura beau l’accuser d’être un poltron et un lâche… reste qu’il semble mener une campagne propre (jusqu’à preuve du contraire).

Je regarde le point de presse de Gérald Tremblay. Premier constat : son visage en dit long; il n’est pas à la fête. Deuxième constat à partir de ses propos (on est à la période de question) : sa ligne de défense c’est : ma parole contre celle de Benoit Labonté. Ça va mal pour M. Tremblay. Pourquoi ne s’est-il pas adressé à la population plutôt qu’aux journalistes? C’est à la population qu’il faut s’adresser et lui dire qu’on est capable de s’élever au-dessus de la crise pour décider de faire le ménage… mais je rêve sans doute.

Je partage la remarque de Claude Béland, je crois : « je me serais attendu ce soir à ce que tous les chefs de partis admettent qu’il y a un problème plutôt que tenter de s’en sortir. » Ça ne s’améliore pas.

Encore combien de jours avant que nous allions voter?

Oh, le mot de la fin de Michel C. Auger : Tous les politiciens de toutes les formations politiques sont venus ce soir dire qu’il y a un cancer qui ronge la politique… mais pas chez nous. » Ça résume l’état d’âme du public qui en a plein le « radada ».

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Cette note a été postée le Jeudi, octobre 22nd, 2009 à 8:11 dans la catégorie COMMUNICATIONS, POLITIQUE MUNICIPALE, PROTECTION DE VOTRE RÉPUTATION, RELATIONS PUBLIQUES. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


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