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Sites Web et écriture Web : on voit rarement les deux ensemble

Ce qui m’occupe ces jours-ci : deux mandats d’analyse de sites Web et la création d’un tout nouveau site pour un troisième client. Dans les deux premiers cas, les clients s’interrogent sur l’efficacité de leur site et souhaitent en connaître les faiblesses et recevoir des recommandations. Dans le troisième cas, j’ai convaincu le client de se doter d’un site efficace qui allait servir ses objectifs commerciaux et de notoriété institutionnelle.

Les sites que j’analyse (et la plupart des sites que je vois) sont la plupart du temps statiques (une brochure en ligne et les contenus sont rarement mis à jour. L’écriture est rarement centrée sur les besoins des utilisateurs (écriture autocentrée) et n’applique pas les concepts et les codes de l’écriture Web. Ce n’est pas parce qu’on écrit bien qu’on sait écrire pour le Web. Ce n’est pas parce qu’on est en relations publiques ou en marketing qu’on sait écrire pour le Web. Je peux en témoigner : depuis que je tiens ce blogue, je n’ai cessé de me documenter sur l’écriture Web.

Chaque fois que j’aborde un site, je me pose les mêmes questions : un site pour qui ? La plupart du temps, j’ai de la difficulté à le découvrir. Un site pour quoi ? Je cherche quels sont les objectifs poursuivis par le site que j’examine et je ne les vois pas.

Je regarde l’architecture et la hiérarchisation de l’information et j’en ressors plus mêlé. J’examine la structure de la page d’accueil en me basant encore une fois sur les meilleures pratiques, dont les études de eyetracking, et je me rends compte de plusieurs erreurs. J’analyse la navigation et je me rends compte qu’on décourage les visiteurs qui ne manqueront pas de décrocher pour aller voir ailleurs.

Un site peut être très beau au plan de l’esthétique (le client a sans doute acheté une belle maquette), mais sert-il les objectifs de l’organisation ? La plupart du temps, la réponse semble être non.

Pour ceux et celles que ça intéresse, voir le billet de Colleen Jones sur l’analyse de contenu.

Voir aussi Jakob Nielsen et Kara Pernice et leur étude Eyetracking Web Usability.

Cette note a été postée le Vendredi, mars 19th, 2010 à 7:58 dans la catégorie ANALYSE ET CRÉATION DE SITES INTERNET, COMMUNICATIONS, RÉDACTION WEB, ÉCRIRE POUR LE WEB, RELATIONS PUBLIQUES. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


1 commentaire sur “Sites Web et écriture Web : on voit rarement les deux ensemble”

  1. Muriel Vandermeulen a écrit:

    Bonjour Pierre. Je vous rejoins totalement dans votre réflexion et ajouterais même qu’outre l’ergonomie des contenus (cf. votre propos sur l’eyetracking, l’architecture d’information, etc.), il faut également se pencher sur l’éditorialisation du contenu. Sans stratégie pour penser, concevoir, produire et entretenir les contenus, l’écriture pour le web est vaine également, sur le long terme et par rapport à la concurrence en ligne. C’est ce que suggère égalemetn Colleen Jones, dans son article sur l’analyse des contenus.

    Bonne continuation, et au plaisir de vous lire encore.

    Très bon point Muriel. Je travaille en ce moment à une refonte des sites Internet de clients et, comme vous l’écrivez, la stratégie relative aux contenus est souvent absente. Les sites sont vus comme des endroits où déposer de l’information parce qu’il faut bien nourrir le site. Pas étonnant que les résultats ne soient pas au rendez-vous. Merci pour cette précision.

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