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Échangeur Turcot : le projet de la Ville de Montréal (2e billet)

Mon premier contact avec le projet de reconstruction de l’échangeur Turcot présenté par la Ville de Montréal, c’est par le biais du site de Projet Montréal que je l’ai eu. La présentation est bien faite, les exemples dans le monde sont impressionnants, mais est-ce un bon projet ? Je ne suis pas un expert en la matière, donc j’ai besoin de l’avis d’experts. Certes, ça me rassure de savoir que ce projet fait l’unanimité à l’hôtel de ville et que le maire de Westmount, Peter Trent, l’appuie, sans compter tous les autres appuis que je ne mentionne pas.

Puis, je suis tombé sur l’article de Bruno Bisson de La Presse. L’article de M. Bisson a le mérite de bien nous renseigner sur le réaménagement de l’échangeur Turcot proposé par Montréal. L’article est ici. Voici ce qui paraît à la fin de l’article :

Réduction de la taille de l’échangeur ;

> 8 bretelles au lieu de 12 ;

> 10 voies au lieu de 18 ;

> Réduction de la circulation de 40 % (de 290 000 à 180 000 véhicules par jour) ;

> Élimination de 60 000 véhicules/jour grâce aux transports en commun;

> Élimination de 50 000 véhicules/jour par redistribution sur le réseau artériel ;

> Création de deux lignes de tramway entre le centre-ville et les arrondissements de LaSalle et Lachine ;

> Maintien intégral de la circulation de transit vers le pont Champlain ;

> Transformation des autoroutes A-20 et A-720 en voies express réduites ;

> Prolongement du boulevard Cavendish entre Notre-Dame-de-Grâce et LaSalle ;

> Création d’un parc urbain de 75 hectares au pied de la falaise Saint-Jacques.

C’est assez clair, mais ça ne nous dit toujours pas si c’est le projet dont Montréal a besoin.

Quelques passages de l’article ont attiré mon attention :

Le nouvel échangeur Turcot, plus petit, serait amputé du tiers de ses 12 bretelles actuelles et de 8 des 18 voies. Le débit quotidien de circulation, qui atteint actuellement près de 290 000 véhicules par jour, serait réduit à 180 000.

Une telle affirmation, sans mise en contexte, sans explication, fait carrément peur. D’ailleurs, on a entendu plusieurs personnes réagir négativement à cette caractéristique du projet de la Ville de Montréal : Simon Prévost, Manufacturiers et exportateurs du Québec, Yves-Thomas Dorval, Conseil du patronat du Québec, Paul Leduc, maire de Brossard.

On finit par comprendre que la réduction du débit quotidien de circulation serait rendue possible par la bonification des transports collectifs. Le problème, c’est que les transports collectifs (STM, AMT) dans la grande région de Montréal n’attirent que suspicion et critiques. Il y en a trop peu ; ils manquent de ponctualité, de confort, de fiabilité, etc. Chaque amélioration au réseau prend des années de discussions, de soumissions et de nouvelles soumissions (ex. : les wagons du Métro de Montréal) et on discute encore et toujours de la navette ferroviaire reliant l’aéroport Trudeau au centre-ville (comme on discute encore du train de l’Est et de la rue Notre-Dame depuis 30 ans…) Bref, la démonstration reste à faire et pour convaincre la majorité d’abandonner l’automobile au profit des transports en commun, il y aura fort à faire.

Je ne sais pas lequel des deux projets est le meilleur : je ne suis pas un expert. Il me semble que le projet proposé par la Ville de Montréal correspond davantage à une vision du développement urbain à long terme, mais…

Il faudrait un meilleur effort de communication.

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Cette note a été postée le Mardi, avril 27th, 2010 à 3:00 dans la catégorie COMMUNICATIONS, CONSULTATIONS PUBLIQUES, MATIÈRE À RÉFLEXION, POLITIQUE MUNICIPALE, RELATIONS DE PRESSE, RELATIONS PUBLIQUES. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


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