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Gaz de schiste : quelle serait la meilleure stratégie médias sociaux ?

Convenons-en : il est tard pour l’industrie du gaz de schiste de penser à déployer une stratégie de communication qui ferait une utilisation intelligente d’Internet et des médias sociaux. Il aurait fallu y penser beaucoup plus tôt. Mais pour les besoins de ce billet, examinons comment l’industrie du gaz de schiste aurait pu procéder. Allons-y dans les grandes lignes.

1- Établir une vigie afin de découvrir ce qui se dit et s’écrit dans Internet sur les gaz de schiste. Cette veille aurait permis et permettrait encore d’identifier des groupes d’intérêt, de connaître leurs préoccupations et d’isoler également des individus qui exercent déjà une certaine influence et dont les propos et opinions sont présents dans Internet. L’industrie du gaz de schiste aurait ainsi découvert (elle l’a peut-être déjà découvert) :

Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique qui a lancé une pétition en ligne contre l’industrie du gaz de schiste ;
Watershed Sentinel qui affirme que les opérations contribuent à contaminer l’eau.

Cette liste est forcément incomplète, mais vous voyez pourquoi il est nécessaire de savoir qui s’intéresse au gaz de schiste dans Internet.

2- L’industrie du gaz de schiste aurait pu ensuite initier quelques personnes à l’utilisation des médias sociaux, examiner les meilleures pratiques dans des situations semblables et, enfin, s’assurer que ses porte-parole et dirigeants soient parfaitement au fait de ce qui se dit et s’écrit dans Internet.

3- L’industrie aurait ensuite précisé ses objectifs de communication pour sa stratégie d’utilisation des médias sociaux. C’est la base de toute bonne démarche de communication, n’est-ce pas ?

4- À cette étape, l’industrie du gaz de schiste aurait défini un cadre de gouvernance, identifié les risques reliés à une présence dans les médias sociaux, trouvé des réponses à ces risques et aurait défini les politiques appropriées à l’utilisation des médias sociaux.

5- Viendrait ensuite le choix des plateformes à utiliser pour servir les objectifs de communication et rejoindre la population, tout en prenant bien soin d’arrimer ces plateformes à la stratégie ciblant les médias traditionnels.

6- On s’approche du lancement et de la communication publique, mais auparavant, il est nécessaire de faire des tests, donc d’utiliser les plateformes de médias sociaux à l’interne, en projet-pilote. Les personnes responsables de gérer et d’animer les médias sociaux auraient, à ce moment, l’occasion de se pratiquer, de s’habituer à cette forme de communication, bref de se préparer à faire face aux communautés qui pourraient engager la conversation.

7- À cette étape, il faut se préparer à mesurer l’efficacité des plateformes de médias sociaux choisies pour la communication. On identifie les outils de mesure ; on établit un mécanisme d’information à la direction, etc.

8- Finalement, on se lance dans la mêlée en se joignant aux conversations et en proposant des contenus utiles.

Voilà comment j’aurais procédé. J’y suis allé rapidement, en ne donnant que les grandes lignes d’une stratégie d’utilisation des médias sociaux. Il y a beaucoup plus de détails à considérer à chacune de ces étapes, mais cela aurait donné un billet très long.

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Cette note a été postée le Vendredi, octobre 8th, 2010 à 8:12 dans la catégorie COMMUNICATIONS, ENVIRONNEMENT, MES SERVICES, RÉFLEXIONS ET EXPÉRIENCES, RELATIONS PUBLIQUES. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


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