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Intégrer les médias sociaux aux stratégies de communication (suite)

Je terminais mon dernier billet en posant une question : n’est-on pas convaincu d’intégrer Internet et les médias sociaux aux stratégies de communication/relations publiques ?

Au cours des dernières semaines, j’ai développé un modèle d’intégration des médias sociaux aux stratégies de relations publiques et, ma foi, mon modèle rejoint, en quelque sorte, celui de Steve Rubel. Il propose une sorte de conjugaison des médias de façon à obtenir le « Public Engagement ». Explicite en apparence, ce modèle se prête à toutes sortes d’interprétations et soulève plusieurs questions, notamment :

– d’où part la communication de l’organisation ?
– quel est le poids de chaque groupe de médias ?
– comment s’assurer que le message, dans sa forme, est approprié à chaque groupe de média ?
– comment s’assurer de la visibilité du message dans Internet ?

Dans mon modèle, la plateforme de diffusion par excellence pour toute organisation est le site Internet. Seulement, il y a problème. La majorité des sites Internet en ligne actuellement sont de type 1.0, c’est-à-dire de première génération. Je ne suis pas le seul à l’affirmer. Katheline Jean-Pierre de chez Deloitte confiait la même observation au journal Les Affaires

Je propose ensuite une suite de médias sociaux à considérer : blogue, Twitter, page Facebook, chaîne YouTube, comptes Flickr et SlideShare, même LinkedIn, dans certains cas. Il y a plusieurs avantages à utiliser les médias sociaux que l’on a choisis comme vecteurs de communication. D’abord la durée (même la pérennité) et le contrôle. Je m’explique.

Sur le contrôle – En utilisant son site Internet et ses médias sociaux, une organisation exerce un total contrôle sur la diffusion de ses messages. À l’opposé, lorsqu’une organisation s’en remet seulement aux médias traditionnels pour la diffusion de ses messages, elle accepte d’être soumise à toutes sortes de filtres (ceux des organes de presse et ceux des journalistes) et à être tributaire du volume de nouvelles et de l’actualité. Dans le premier cas, le message diffusé par l’organisation peut être interprété (le journaliste choisit son angle). Dans le second cas, le message peut ne pas être repris (l’équipe éditoriale ayant décidé que ce n’était pas de la nouvelle ou qu’il n’y avait pas de place).

Sur la durée – Les nouvelles rapportées par les médias traditionnels ont une durée de vie très courte (sauf exceptions). En comparaison, les messages diffusés
dans Internet et les médias sociaux demeurent visibles très longtemps, à condition qu’on ait pris les moyens pour cela, notamment en pratiquant une écriture adaptée à Internet.

Dans mon modèle, je ne néglige pas les médias traditionnels, au contraire. On doit les utiliser afin de s’assurer de rejoindre tous les publics de l’organisation, car il y a encore une bonne partie de la population qui compte sur les médias traditionnels pour s’informer.

Qu’en pensez-vous ?

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Cette note a été postée le Mercredi, mars 23rd, 2011 à 11:17 dans la catégorie MÉDIAS SOCIAUX, RÉFLEXIONS ET EXPÉRIENCES, RELATIONS PUBLIQUES. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


1 commentaire sur “Intégrer les médias sociaux aux stratégies de communication (suite)”

  1. Matthieu Sauvé a écrit:

    Toujours intéressant, Pierre. Merci !

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