S'abonner à mon fil RSS

Réseaux sociaux et stratégie RP : un exemple

Réseaux sociaux et relations publiques : on me demande souvent des conseils pour concevoir une stratégie de relations publiques comportant une utilisation des réseaux sociaux. Voici ce qui pourrait constituer un exemple pour un groupe ou une association à but non lucratif.

Les réseaux sociaux, des outils de contact et de conversation, et les médias sociaux, des outils de diffusion, sont à portée de la main pour les organisations en raison de leurs coûts modiques et de leur facilité d’utilisation. Prenons une organisation qui souhaite devenir une référence, dans son domaine, pour les journalistes et pour le public. L’organisation déplore ne pas être assez connue, tout comme ses membres, des intervenants auprès de la population. L’organisation estime qu’elle devrait être consultée plus souvent lorsque la société débat d’enjeux qui relèvent de la compétence de ses membres. Dès lors, les objectifs d’une stratégie de relations publiques deviennent clairs pour l’organisation : augmenter la notoriété de l’organisation; augmenter la notoriété de ses membres ; faire connaître leur expertise. Des objectifs valables, mais qui doivent être chiffrés pour être en mesure de mesurer, en fin de parcours, les résultats obtenus grâce à la stratégie d’utilisation des réseaux et des médias sociaux.

Un objectif pourrait donc être d’augmenter le nombre de consultations demandées par les journalistes et les recherchistes à l’organisation. L’augmentation devrait être mesurée en nombre de consultations ou en pourcentage par rapport à l’année précédente. Un indice de référence, le nombre de requêtes de la part des journalistes l’année précédente, serait utile.

Un autre objectif serait d’augmenter la notoriété de la profession. Évidemment, il serait bon d’avoir des mesures de la notoriété de la profession comme indice de référence.

Je choisirais une combinaison de médias sociaux et de réseaux sociaux comme moyens pour atteindre les objectifs : un blogue, un compte Twitter, une page Facebook, un compte SlideShare et un compte YouTube.

Les objectifs secondaires pourraient être d’obtenir une masse critique d’abonnés au blogue et au compte Twitter. Pour la page Facebook, l’objectif serait de mesurer la portée de la page en utilisant Facebook Insights : « total likes, friends of fans, people talking about this, et weekly total reach ».

Pour faire augmenter le nombre de consultations, je choisirais le blogue comme moyen principal et Twitter comme moyen secondaire. Le blogue est le moyen idéal pour démontrer la connaissance et l’expertise de l’organisation et celle de ses membres dans une variété de sujets qui marquent notre société et le public. J’utiliserais Twitter pour annoncer chaque nouveau billet déposé sur le blogue et je me ferais un devoir de faire connaître ce compte aux journalistes. Twitter devient un générateur de trafic pour le blogue.

Pour l’objectif de notoriété de la profession, je choisirais de créer une page Facebook. La page Facebook viserait le public en général et les étudiants des programmes de formation universitaire ou les étudiants qui considèrent cette profession. Comme moyen secondaire, je miserais sur le blogue et le compte Twitter. Évidemment, tous ces réseaux sociaux seraient liés au site web de l’organisation.

Enfin, les comptes SlideShare et Youtube serviraient à proposer des contenus en liens avec ces objectifs et je les lierais au blogue et à la page Facebook.

La stratégie pourrait consister à diffuser du contenu sur des enjeux de société présents dans les médias. Un objectif secondaire pourrait être de diffuser du contenu sur un sujet que l’organisation souhaite positionner dans les médias (c’est la théorie de la mise sur agenda ou « agenda setting » en RP).

Chaque nouveau billet sur le blogue serait suivi de : une alerte sur Twitter avec renvoi au blogue, un affichage sur la page Facebook avec renvoi au blogue, une mention bien en évidence sur le site web de l’organisation.

Parallèlement à cette stratégie, l’organisation devra faire des efforts pour faire connaître l’existence de ses réseaux et médias sociaux. Par exemple, j’écrirais aux chefs de pupitre afin de leur faire connaître l’existence du blogue, de Twitter et de la page Facebook. Je ferais connaître l’existence des médias sociaux aux membres de l’organisation, à ses partenaires et autres. J’organiserais un lancement de mes médias sociaux pour mes membres, partenaires et autres. Je demanderais à mes membres de s’activer dans leurs réseaux respectifs afin d’aider à augmenter la notoriété des médias sociaux. Plus de gens seront au courant, plus les médias sociaux seront connus. Et finalement, l’organisation devrait profiter de chaque occasion offerte dans les médias traditionnels pour faire valoir le point de vue de ses membres et référer les lecteurs à ses médias sociaux en insérant des liens.

Au bout d’une année, l’organisation pourrait mesurer le nombre de demandes reçues, demandes qu’elle aura pris soin de consigner dans un registre. La même mesure serait effectuée en fin d’année.

Qu’en pensez-vous ?

Mots-clés : , , , , , ,

Cette note a été postée le Mardi, mai 8th, 2012 à 8:16 dans la catégorie COMMUNICATIONS, MATIÈRE À RÉFLEXION, MÉDIAS SOCIAUX, RÉFLEXIONS ET EXPÉRIENCES, RELATIONS PUBLIQUES. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


Laissez un commentaire