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Des réseaux sociaux stupides ou bizarres

De retour de vacances au cours desquelles j’ai lu Digital Vertigo d’Andrew Keen, How today’s online social revolution is dividing, diminishing and disorienting us. Un ouvrage très intéressant à lire pour quiconque aime bien les réseaux sociaux, mais entretient certaines réserves à leur endroit.

Les réseaux sociaux et les médias sociaux sont de formidables outils de communication, très performants lorsqu’ils sont utilisés avec intelligence, avec stratégie et qu’on prend la peine de leur fixer des objectifs et de mesurer les résultats. Ils ont leurs mauvais côtés, à commencer par le fait qu’ils ne rejoignent pas tout le monde (par exemple Twitter, qui ne rejoint qu’environ 10 % de la population québécoise). J’y reviendrai.

Je voulais parler ici de réseaux sociaux qui sont, à mon avis, tout à fait inutiles, même stupides. Voici des exemples.

« Blippy » est un réseau social qui demande à ses usagers de rendre publics leurs achats réalisés avec une carte de crédit. Quelle idée ! Et pourtant, cette entreprise en démarrage a amassé la somme de 13 millions de $ en capital de risque. Heureusement, le nombre d’usagers (il y en a eu) n’a jamais été très élevé, pas plus que le degré de confiance dans ce site. Le site a fermé.

« SocialEyes » (prononcer socialize), une autre entreprise en démarrage créée en 2010, propose une paroi transparente formée de cubes vidéo en ligne dans laquelle nous pourrions tous nous regarder les uns les autres. Croyez-le ou non, le site a amassé 5 millions de $ en capital de risque. Le site n’a jamais attiré suffisamment d’usagers et il a été fermé au mois de janvier 2012.

« Proust » est un réseau social conçu pour entreposer nos souvenirs. Une sorte de tentative pour rendre le passé plus social.

« Hotlist » et « Plancast » ont colligé l’information d’environ 100 millions d’usagers, nous permettant ainsi de savoir à quel endroit se trouvaient nos amis, où ils sont en ce moment, et de prédire à quel endroit ils seront plus tard.

« Ditto » est une « social intentionality application » qui vous permet de partager ce que vous allez et ce que vous devriez faire avec les personnes faisant partie de votre réseau.

« WhereBerry » est un réseau social qui permet de dire à nos amis les films que nous aimerions voir et les restaurants que nous aimerions essayer.

« Rypple » est un outil social pour la gestion interne des employés (internal employee management) qui permet à tous les employés d’une société de partager leur évaluation des autres employés, transformant ainsi le milieu du travail en une sorte d’interminable procès-spectacle en temps réel.

Je retiens que ceux qui ont créé ces réseaux sociaux et qui ont réussi à obtenir du capital de risque s’en tirent pas trop mal, et que les investisseurs se sont fait avoir. Et je me demande jusqu’où ira cette envie d’exhibitionnisme. J’ai cessé d’utiliser mon profil Facebook depuis plusieurs mois. Je suis en réflexion sur Facebook et je me demande ce que je vais faire de mon compte. Pour sa part, Andrew Keen a fermé son compte Facebook il y a un an déjà. Et il paraît que Loïc LeMeur est devenu très critique à l’endroit de Facebook.

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Cette note a été postée le Vendredi, août 24th, 2012 à 1:39 dans la catégorie COMMUNICATIONS, Facebook, MATIÈRE À RÉFLEXION, MÉDIAS SOCIAUX, RELATIONS PUBLIQUES. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


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