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Relations de presse 2.0

Plusieurs semaines se sont écoulées depuis mon dernier billet. Plusieurs raisons expliquent ce long silence : je suis à revoir ma stratégie de contenu, des mandats très intéressants et très prenants m’ont éloigné de mon blogue, pour ne nommer que ces deux raisons.

Ces mandats ont été très formateurs en ce sens qu’ils ajoutent une expérience très concrète à ma connaissance, parfois théorique, des médias sociaux. Ainsi, je participe de près à la conception d’une stratégie de contenu visant à nourrir le compte Twitter et la page Facebook d’une organisation; je m’initie à la gestion de communautés pour ce client, notamment comment susciter et maintenir la conversation, comment recadrer les échanges sur la politique éditoriale, comment maintenir le respect des règles de nétiquette et comment réagir à un troll. Croyez-moi, il y a toute une marge entre la théorie et la pratique. J’y reviendrai dans un autre (ou plusieurs) billet.

Mon dernier billet traduisait ce que je pense des relations de presse, du moins ce qu’elles sont devenues en cette ère de convergence et de dictature de la cote d’écoute et du lectorat à tout prix.

Depuis, je travaille à élaborer un autre modèle de relations de presse qui pourrait bien représenter un changement de paradigme dans mon industrie. Et je suis à tester ce modèle. Ce n’est pas une salle de presse virtuelle, ce qui m’apparaît dépassé aujourd’hui.

Pour élaborer ce modèle, je pars d’observations que je fais, à savoir (1) qu’une grande partie des communiqués diffusés sur le fil de presse ne sont jamais repris par les médias, (2) que la relance téléphonique et par courriel des journalistes ne fonctionne pas ou très peu, (3) que les journalistes demandent aux relationnistes de cesser de les relancer (c’est ce qu’un panel de journalistes a affirmé lors du dernier Colloque C), (4) que tous ces efforts qui ne donnent rien la plupart du temps font que les organisations échouent dans leur tentative de rejoindre leur public à travers les médias, (5) qu’une fois que le communiqué est entre les mains des journalistes, les organisations ne contrôlent plus comment leur nouvelle sera traitée et retransmise au public, d’où une perte de contrôle.

C’est ici que le web 2.0 et les réseaux sociaux peuvent venir à la rescousse des organisations.

Le web 2.0 et les réseaux sociaux offrent la possibilité aux organisations de diffuser elles-mêmes leurs communiqués et autres contenus à leurs publics cibles.

Le web 2.0 et les réseaux sociaux offrent des possibilités bien plus riches que le communiqué traditionnel : vidéos, diaporamas, notamment.

Le web 2.0 et les réseaux sociaux offrent aux organisations le plein contrôle sur leurs contenus et sur la façon dont ils seront diffusés à leurs publics cibles.

Bref, mon modèle de relations de presse est basé sur l’utilisation du web 2.0 et des réseaux sociaux pour rejoindre des publics cibles sans avoir à passer par les médias traditionnels. Si les médias traditionnels s’emparent des contenus, tant mieux.

Évidemment, pour que ce modèle soit efficace, il faut en premier lieu utiliser toutes les possibilités du web 2.0 et des réseaux sociaux, y compris la discussion.

Deuxièmement, pour être le plus visible possible et espérer rejoindre les publics cibles, il faut une solide stratégie de référencement pour les moteurs de recherche.

Troisièmement, pour être visible et espérer bâtir une communauté d’intérêts (avoir des abonnés et une fréquentation la plus large possible), il faut faire la promotion de ces plateformes.

 

Dans un prochain billet, je vais illustrer ce modèle à l’aide d’un schéma.

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Cette note a été postée le Mercredi, avril 24th, 2013 à 2:33 dans la catégorie MÉDIAS SOCIAUX, RÉFLEXIONS ET EXPÉRIENCES, RELATIONS DE PRESSE, RELATIONS PUBLIQUES. Vous pouvez suivre les commentaires à propose de cette note grâce à ce flux RSSRSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou insérer un trackback depuis votre site.


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